Association Fort de La Crèche

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Le fort "Séré de Rivières"

En 1879, le site de la Crèche voit s’achever une batterie de côte, édifiée par le général Raymond-Adolphe Séré de Rivières, directeur du service du génie du ministère de la guerre. Le général Séré de Rivières construira jusqu’en 1880, près de 200 forts, une soixantaine de petits ouvrages et environ 280 batteries dont celle de la Crèche.

Le fort de la Crèche face à l’Histoire

Dès 1871, après la défaite de Sedan l’année précédente, la France revoit entièrement son système de défense et charge le Général Séré de Rivières, Directeur du Génie de 1874 à 1880 d’en élaborer le dispositif. Son "système" est constitué d’une succession de rideaux défensifs qui couvrent toute la frontière de l’est et du nord. Il implante également quelques ouvrages sur la façade maritime en marge de son système.

A cette époque, la défense du port de Boulogne doit s’adapter à la création d’un port en eau profonde décidée dès 1878 et au progrès de l’artillerie qui augmente ses performances en puissance et en portée. Certains ouvrages militaires deviennent désuets. La commission de défense des côtes s’intéresse alors aux hauteurs environnantes qui permettent d’avoir une vue dégagée sur le port. Le casernement de 1879 et le mur d'enceinte

L’année 1879 voit s’achever en amont de la Pointe du même nom, la construction de la Batterie côtière de la Crèche, en mesure de croiser ses feux avec les Batteries du Cap d’Alprech, du Mont de Couppes et de la Tour d’Odre.

Ainsi, les Batteries édifiées sur les hauteurs remplacent les forts en mer : le fort en mer de la Crèche, en ruines, le Fort de Croy à Wimereux et le Fort de l’Heurt au Portel qui sont abandonnés. Ce sont des bâtiments dissimulés sous une épaisseur de 3,50 m de terre rapportée sur une voûte d’1 m d’épaisseur recouverte d’une chape de béton et d’une autre en asphalte. Une plateforme à canon de 1879, modifiée en 1917

Elles sont toutes construites sur un même schéma comprenant un casernement pour la troupe, un magasin à poudre, 2 ou 3 abris sous traverse, 3 à 6 plateformes pour canon, un puits, le tout ceinturé d’un mur d’enceinte et d’un fossé sec. Ces Batteries ont un caractère exclusivement maritime : elles doivent seulement protéger la ville et le port contre un bombardement venu de la mer…

Source : « Les fortifications de Boulogne sur Mer de 1815 à 1918 » par Xavier Boniface et "les batteries côtières" par Alain Evrard dans Quatre forts pour un port.