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Les derniers torpilleurs, Amiral LEPOTIER

Les derniers torpilleurs, Editions France-Empire par François
Amiral LEPOTIER, Editions France-Empire, 442 pages, 1969.

Dans une étude précise et argumentée, l’auteur nous décrit les nombreux faits d’armes des torpilleurs, apparus au cours de la Guerre de Sécession. Parvenus à leur apogée au début du second conflit mondial, ces armes subiront de plein fouet l’avènement du radar et plus tard des projectiles auto propulsés. Un chapitre entier de cet ouvrage est consacré à la bataille de Boulogne, en mai 1940.

Quelques morceaux choisis :

Page 215 : « …le Cyclone décocha 15 coups sur un nouvel objectif, au Sud de la Colonne de la Grande Armée, et à 10h20 il épuisa ses derniers obus spéciaux pour tirs contre la terre sur le Fort de la Crèche. Simultanément, le Siroco, dès 8h15, avait expédié 18 coups de 130 mm sur des voitures militaires, puis 28 projectiles sur des chars, près de la Colonne, et finalement, ses 94 derniers coups contre-terre sur le Fort de la Crèche. De son côté, le Mistral ouvrit le feu à 9 heures sur des chars voisins de la Colonne, puis continua sur les abords du Fort de la Crèche. Dès leur arrivée sur les lieux à partir de 11 heures, les contre-torpilleurs Léopard et Chacal effectuèrent des tirs analogues avec leurs 132 mm. »

Page 216 « Dans le Journal de Guerre du XIVe Panzer Korps du général Gudérian on lit, à 14h45 ce jour-là : « A ce moment on a l’impression au P.C. qu’à Boulogne et dans les alentours, l’ennemi dispute obstinément chaque pouce de terrain afin de prévenir la chute de ce port important dans les mains allemandes. »
« Les attaques de la Luftwaffe sur les navires de guerre et les transports mouillés devant Boulogne sont inadéquates. On ne sait pas très bien si ceux-ci sont engagés dans des opérations de débarquement ou d’embarquement. Aussi l’attaque de la Deuxième Panzer ne progresse-t-elle que lentement… »
Et à 19h30 : « L’attaque aérienne, longuement attendue, des eaux de Boulogne, soulage, momentanément, la pression qu’exercent les navires ennemis sur la Deuxième Panzer Divisionen… »

Page 219 : « Le Chacal fut attaqué par le travers babord… 2 bombes l’atteignirent : l’une sur l’avant de la passerelle à tribord, l’autre à l’aplomb des machines. Le commandant Estienne fut blessé. Le second maître Gabon eut le bras droit arraché. Les machines et les dynamos stoppèrent. Le bâtiment dériva vers la pointe d’Alprech et devint la cible, quasi immobile, des batteries ennemies installées sur ce promontoire. »

Page 220 : « Les naufragés décidèrent alors de se laisser porter par le courant de marée vers le Nord en remorquant toujours leur radeau. A 3 ou 4 reprises, les batteries ennemies tirèrent sur eux. Au bout de 6 heures d’efforts ils firent côte dans l’anse de Crapoulet, près du Cap Gris Nez. 5 d’entre eux, épuisés, avaient disparu. Sur les 22 survivants il y avait 10 blessés, dont 1 mortellement. Ils furent recueillis par le poste de Gris Nez " »