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Le mur de l’Atlantique : une mémoire sensible

Retour sur les rencontres internationales de Caen autour de la question :

« Patrimonialiser une mémoire sensible, le mur de l’Atlantique » des 3 et 4 juin.

Ce fut deux journées d’échange denses et de grande qualité avec des intervenants venus de différentes régions de France mais également de Norvège, Finlande, Belgique, Allemagne, Royaume Uni, Danemark... Un temps de réflexion à l’échelle européenne sur la portée de ce mur, les images qu’il véhicule encore aujourd’hui et les motivations qui amènent à vouloir le conserver dans le cadre d’un « patrimoine culturel et paysager » sur le plan local et européen.

Grandes structures comme le Mémorial de Caen ou la Coupole mais aussi de nombreuses associations, investies sur le terrain à la préservation de quelques ouvrages fortifiés (sur 15 000 !), disséminés le long des côtes du nord de la Norvège au sud de la France, apportent leurs concours à ce patrimoine témoin d’une mémoire sensible….

En plus des interventions et tables rondes nous avons pu voir le film remarquable « Le mur de l’Atlantique, monument de la collaboration » de Jérôme Prieur (qui a dû attendre 10 ans avant de pouvoir le réaliser car il y dévoile un aspect méconnu de l’Histoire sans renier bien entendu les autres aspects mieux connus), et l’exposition du photographe Stephan Vanfleteren au Musée de la batterie de Merville-Franceville, « Fantômes du mur de l’Atlantique » qui illustre parfaitement la confrontation entre la nature qui veut reprendre ses droits et les bunkers qui continuent à témoigner.

Nous avons terminé notre séjour normand par la découverte du site « Hillman » à Colleville-Montgoméry avec un des bénévoles de l’association qui le gère, rencontré sur le colloque et avec lequel nous avons longuement discuté… Ces bénévoles y accueillent le public gratuitement, selon la volonté de la propriétaire des lieux qui ne veut pas que ce site de mémoire devienne un site commercial par respect pour les hommes qui y ont vécu des moments difficiles : un message fort. Seuls les dons y sont acceptés.

A la veille des commémorations du 6 juin, nous avons pu voir que de nombreux groupes de bénévoles étaient présents avec des véhicules d’époque et du matériel permettant de témoigner de la vie des hommes dans les camps militaires, plutôt qu’une exposition d’armes... Nous sommes bien là dans une commémoration de la Libération et du retour à la Paix et d’un hommage rendu à tous ceux qui y ont participé, militaires et civils.

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