Fort de la Creche

Témoignage : il était au fort de la Crèche en 1910-1911 et 1913.

Nous avons reçu en mars dernier un message qui a particulièrement retenu notre attention. Nous sommes heureux aujourd’hui de publier des extraits de ces échanges qui constituent un beau témoignage à partager.

«Je fais de la généalogie et au cours de mes recherches concernant mon grand-père qui a participé à la première guerre j’ai trouvé une photo sur laquelle on voit un groupe de soldats et une plaque devant eux où est écrit « Fort de la Crèche » Boulogne 1910/1911/1913. Y avait-il une unité en garnison dans ces années ?»

«Votre message a retenu toute notre attention. En effet, nous savons relativement peu de choses sur l’implication du fort de la Crèche durant la Première Guerre mondiale et sommes toujours désireux d’en savoir plus. Ce que nous pouvons affirmer, c’est que des « écoles à feu » se sont bien tenues au fort avant et au début de la guerre (jusqu’en 1916). Nous avons retrouvé aux archives de Boulogne-sur-Mer des avis de « tir à la mer » lors d’exercices d’entraînements de cette époque et avons également une photo.»

daboval_20161203_181617_400.jpg«Merci de votre réponse. Je vous envoie la photo de mon grand-père qui a combattu en 14/18. Il était de la classe 1911. Il est resté 7 ans à l’armée. D’abord son service militaire. Ensuite il a été mobilisé. Il a été grièvement blessé à la cuisse, dans la ville de Boesinghe à côté d’YPRES en Belgique ? le 17 février 1916. Il a été évacué, a réintégré son bataillon. Il a eu la Croix de guerre avec citation à l’ordre du régiment.
Il était au 1er régiment d’artillerie à pied, 5ème batterie. Incorporé à compter du 9 octobre 1912. Puis 5ème régiment d’artillerie à pied, 151ème régiment d’artillerie à pied et enfin 1er bataillon ouvrier d’artillerie. Démobilisé en 1919.
Si vous voulez me contacter pour plus de détails vous pouvez le faire sur ce mail. Je ne sais pas si je pourrais monter jusqu’à Boulogne…»

« J’ai été fort occupée ces derniers jours mais je tenais à vous remercier pour ces photos et votre témoignage du vécu de votre grand-père au fort.
Notre association souhaite entretenir la mémoire des lieux. A ce titre nous apprécions énormément les témoignages qui nous parviennent et que nos guides transmettent oralement aux visiteurs qu’ils accompagnent en respectant si besoin l’identité des personnes. Inutile de vous dire que nous aimerions en savoir plus…

Pour aller plus loin dans notre travail de mémoire, nous publions parfois en ligne, sur notre site Internet à la rubrique « La mémoire » certains témoignages. Nous autoriseriez-vous à y faire figurer le vôtre en mentionnant le nom de votre grand-père et en publiant vos photos ? (Nous pourrions envisager dans les années à venir, l’édition d’un petit ouvrage à ce sujet…)
D’avance, je vous remercie pour votre réponse que j’espère positive. »

«Toutes mes excuses pour ce long silence, j’ai eu quelques petits soucis.
Oui je suis tout à fait d’accord pour la publication des photos de mon grand-père et la publication de mon témoignage.
Je suis très fière de lui. C’était un cœur pur. Dévoué, aimant, discret et réservé. Il avait perdu deux fils en bas âge. Il a toujours regretté ce mauvais sort que lui a fait la vie, mais ne s’en est jamais plaint. Il s’appelait Charles LEFEBVRE était né à Coupelle-Vieille, Pas de Calais. Sa mort a été mon premier gros chagrin…

Lors de votre dernier courrier vous me demandiez de situer mon grand-père sur les photos, et si il y avait des inscriptions au dos. J’ai donc scanné les photos une nouvelle fois. Il y a une nouvelle photo de groupe devant un bâtiment, au dos figure la correspondance datée du 8/12/1913. Mon grand-père est à droite debout».

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«Voilà je vous souhaite bonne réception de mon envoi et j’attends votre article définitif.
Merci encore pour lui.
Madame DABOVAL Monique»

Nous remercions sincèrement Madame Monique DABOVAL.